L’ascii art, c’est du caca ?

Dans la catégorie des billets qui servent à rien, en voici un consacré à l’ascii art.

Alors que nous discutions avec des collègues de ce qu’il était possilbe de faire ou non depuis un terminal uniquement, et donc sans interface graphique, il a été abordé l’aspect multimédia. Si l’écoute de musique ne nécessite aucune interface graphique, le cas de la vidéo est bien évidemment tout autre. C’est pourquoi un collègue réfractère à la ligne de commande était sur de lui en annonçant qu’on ne pouvait pas regarder de vidéo dans un terminal… Il avait enfin trouvé une fonctionnalité qu’on ne pouvait retrouver sans interface graphique…

Et pourtant il s’est trompé sur ce point, il est possible de regarder une vidéo en mode console ! En utilisant pour cela des librairies de décompression adéquat permettant de transformer une vidéo (ou une image) en code ASCII. Oh bien sur, on ne regarde pas la vidéo avec le même confort que depuis une interface graphique. Autant le dire tout de suite, il ne s’agit pas d’une définition HD. Mais le point était de savoir si c’était possible ou non ;-P.

La librairie utilisée pour l’occasion porte un nom qu’on n’oublie pas. Il s’agit de la libcaca, développée, bien évidemment, par un français (il y a quelques années de cela). La licence sous laquelle est distribuée la libcaca porte elle aussi un nom particulier. Il s’agit de la « do what the fuck you want to public licence« .

Et au niveau vidéo, ça peut donner des choses comme ça :

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Comment créer une petite appli web qui a de la gueule quand on est une quille en CSS ?

Et bien en ne développant pas sois même le CSS, mais en utilisant un « Pack » tout prêt.

J’ai découvert récemment, grâce à un collègue, un pack de ce genre plutôt très bien réalisé : le bootstrap twitter.

Il est cross-browser, peut s’adapter à tout type de support (ordinateur, tablette, téléphone), bourré de plugins javascripts permettant d’améliorer l’expérience utilisateur… et le tout bien documenté.

Voici pour l’exmple le type de layout que j’utilise souvent :

http://twitter.github.com/bootstrap/examples/fluid.html

Ainsi que quelques screenshot d’éléments disponibles out of the box :

L’idéal est de commencer à utiliser le pack dès le début du projet. C’est ainsi plus simple à implémenter, car il faut respecter un markup HTML bien précis. Mais rien n’empêche de le mettre en place sur un projet existant (et moche ^^).

Il existe d’autre outils de ce type tels que le HTML KickStart ou Blueprint. Il ne visent pas exactement le même public, mais ma préférence va au bootstrap twitter.

L’inconvénient est que tous les sites fait avec le même pack se ressemblent (c’est peut être moins vrai avec Blueprint). Cependant, pour toutes les applications web qui n’ont pas vocation à avoir une forte identité visuelle (intranet par exemple), c’est une solution idéale qui permet de se concentrer sur les fonctionnalités, particulièrement si comme moi vous n’êtes pas un pro du design !

C’est tout pour aujourd’hui ;-)

J’ai beaucoup d’article dans le pipe, et je viens de passer un mois de fous qui ne m’a pas laissé tellement le temps de m’occuper de maintenir le blog à jour, mais je vais tâcher de me libérer plus de temps ce mois-ci.

A la prochaine !

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Ubuntu 11.10 sur Macbook Air 4.2 – Partie 3 : Configuration

Voici enfin (désolé pour le délais, encore un peu et la 12.04 était sortie avant ;-P) la dernière partie de la série d’articles consacrés à l’installation et la configuration d’Ubuntu 11.10 sur un Macbook Air 13 pouces de 2011 (4.2). Devant le manque de temps, je ne vais pas rentrer dans les détails, je vais juste ajouter ce dont j’ai besoin pour pouvoir refaire moi même les manips simplement, mais si le besoin s’en fait sentir, je complèterai dans les commentaires.

Les précédents articles étaient consacrés à la préparation de l’ordinateur et de la clé USB bootable, ainsi qu’à l’installation en elle même. Le dernier article vous a laissé un peu en plan, avec un système fraichement installé qu’on avait enfin pu faire démarrer pour la première fois, mais il restait toute la phase de configuration post installation à effectuer. C’est ce que je vais m’empresser de détailler dans les lignes qui suivent.

Pour se simplifier la vie, Joshua Dillon a réalisé un script permettant l’automatisation de l’installation de tous les drivers nécessaires au bon fonctionnement du Macbook Air. Et bien, je me suis simplifié la vie également, j’ai utilisé son script ;-) . Ce billet aurait d’ailleurs pu s’arrêter très rapidement, si tout avait été effectivement fonctionnel après l’exécution du script. Malheureusement ce ne fut pas le cas. Pour deux raisons principalement :

  • Il existe beaucoup de versions de matériel pour les Macbook Air de 2011 (entre le 11 et le 13 pouces, mais aussi au sein d’un même modèle, pour le modèle de trackpad par exemple)
  • L’auteur du script n’a pris en compte que son type de clavier

Après l’installation du script, il a donc fallu reconfigurer le trackpad (qui dans mon cas ne fonctionnait tout simplement pas du tout car j’avais bien évidemment choisi un mauvais drivers) ainsi que le clavier (qui était opérationnel, sauf pour les touches de troisième niveau comme []|~€ …).

Pour être complètement fonctionnel ce script devrait donc être légèrement modifié. Comme je n’ai pas le temps de m’en occuper, je présente ci-dessous les ajustements que j’ai eu à effectuer après l’exécution.

Exécution du script

Pour exécuter le script cité précédemment, on commence par le télécharger en vue de son exécution avec les droits root :

$ mkdir ~/config
$ cd ~/config
$ wget http://almostsure.com/mba42/post-install-oneiric.sh
$ sudo bash post-install-oneiric.sh

On laisse le script s’exécuter en répondant aux questions qui viennent ponctuer son exécution. Vient l’étape consacrée à l’installation des drivers du Trackpad. Deux choix sont proposés, 1. mtrack et 2. synaptic, et le choix 1. est préconisé par le prompt en cas de doute. En fait pour le Macbook Air 13 pouces (ou en tout cas le miens), c’est le contraire, il ne vaut mieux pas installer le drivers 1., mais préférer le choix 2. Dans le cas contraire, il faut prévoir une souris USB (ou bluetooth) pour le redémarrage ;-) .

Le principale devrait être fonctionnel :

  • Résolution écran : OK
  • Rétro-éclairage de l’écran : OK
  • Rétro-éclairage du clavier : OK
  • Arrêt, redémarrage, veille : OK (hibernate non testé)
  • Touches de fonction du clavier (Réglage son, luminosité, …) : OK sauf pour les touches multimedia
  • Wifi : OK
  • Caméra : OK
  • Contrôle du ventilateur : OK
  • Ethernet par USB : OK
  • Display port : non testé
  • Micro : non testé
  • Lecteur SD : OK
  • Bluetooth : OK

Pour le clavier et le trackpad, voyons ça tout de suite.

Configuration du Trackpad

En vue de bien configurer le tackpad, il faut compléter le fichier Xorg.conf (ou le créer s’il n’existe pas). Personnellement je n’ai pas choisi Synaptic, que je n’ai pas réussi à configurer comme je le souhaitais, et mtrac ne fonctionne pas sur mon macbook air 4.2 13″. J’ai utilisé le driver tout simplement nommé « multitouch« . Voici mon fichier Xorg.conf (qui ne contient que la configuration pour le touchpad) :

Section "InputClass"
    Identifier       "Multitouch Touchpad"
    Driver           "multitouch"
    MatchIsTouchpad  "true"
EndSection # "Multitouch Touchpad"

Tout simplement ;-) . Bon je dois avouer que je suis moyennement convaincu du résultat. Je vais refaire une tentative avec Synaptic en essayant de le configurer un peu mieux. Mais en attendant ça fonctionne.

Configuration du Clavier

Pour le clavier, il n’y a pas grand choses à faire, il faut juste savoir que le script crèe un fichier de mapping .Xmodmap personnalisé dans le répertoire de l’utilisateur. Ce fichier est adapté aux claviers Qwerty. En vue de pouvoir utiliser les caractères de troisième niveau, il faut commencer par supprimer (ou adapter) ce fichier. Si vous choisissez comme moi de supprimer ce fichier, il faut également enlever le script en charge de son chargement automatique au démarrage. Il s’agit du fichier ~/.config/autostart/xmodmap.desktop.

Ensuite, dans Paramètres système -> Agencement du clavier, on clique sur Options et on va chercher la configuration de la Touche séletionnant le 3e niveau. Là, le choix appartient à chacun. Pour ma configuation, j’ai choisi d’utiliser la touche alt droite.

Et voilà, €Ï¬÷±|~ sont de retour ! (la preuve)

 

Nous voici aux commandes d’une distribution Ubuntu (11.10 Oeniric) entièrement fonctionnelle sur le Macbook air 13″ 4-2 de 2011. Voici qui conclut la série de 3 articles consacrés à son installation. La version 12.04 devrait sortir dans les jours à venir, son installation devrait être encore simplifiée. Réponse bientôt ;-) .

 

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Un terminal peut en cacher un autre

La ligne de commande, pour de nombreuses tâches, peut se révéler bien plus puissante que n’importe quelle interface graphique. C’est par ailleurs le choix de prédilection pour les accès distants : très peu gourmande en bande passante, elle permet néanmoins d’avoir tout le contrôle sur le système distant.

Pour les accès distants, il y a par contre un bémol : si on a besoin de plusieurs terminaux, il faut créer plusieurs connexions. Et comme le nombre de terminaux ouverts peut rapidement devenir important (j’en ai facilement quatre d’ouverts simultanément quand je travaille), il faut multiplier les connexions… en espérant que le serveur distant l’accepte.

Pour palier ce problème, plusieurs utilitaires existent. Aujourd’hui j’aimerais vous en présenter un qui est particulièrement complet et efficace : il s’agit de GNU Screen.

Pacagé pour de nombreuses distributions, présent par défaut sur OSX, Screen se lance simplement par la commande « screen » depuis un terminal. Après un petit blabla :

GNU Screen - Start screen

Ecran de démarrage de Screen

On obtient un terminal « basique » (une invite bash) :

Difficile de distinguer screen tout juste lancé du terminal classique avec invite bash : c'est pareil

Pour le moment rien d’extraordinaire, par contre on a maintenant accès à un certain nombre de commandes qui permettent de manipuler plusieurs « screens » différents avec chacun une invite de commandes. Toutes les commandes commencent par « ctrl + a » et sont suivies d’une combinaison de touches. Elles sont détaillées dans la page du manuel (man screen).

Parmi les fonctionnalités, on peut citer :

  • La création de nouveaux écrans
  • La séparation d’un écran en plusieurs (horizontalement par défaut, mais également verticalement avec un patch)
  • Le nommage personnalisé des différents écrans pour s’y retrouver plus facilement
  • Différentes façons de naviguer entre les écrans (next, previous, listing avec sélection)
  • Détacher screen du terminal pour y revenir plus tard tout en laissant les processus tourner (pratique pour l’exécution de longs scripts, si on est en SSH et qu’on a besoin de se déconnecter par exemple)

Et voici ce que ça peut donner :

Screen séparé horizontalement en 3 invites de commandes distinctes

Liste des Screens dispos pour sélection simplifiée. Chacun a été renommé pour être plus facilement retrouvé

On peut ainsi avoir au sein du même terminal (et donc de la même connexion SSH distante si on le souhaite et que le serveur distant dispose de screen) autant d’invites de commandes que souhaitées. Comme pour tout nouvel outil, il faut un temps d’adaptation pour se faire aux raccourcis clavier, mais une fois screen maitrisé, il est difficile de s’en passer !

Mon hébergeur, Alwaysdata, qui a la bonne idée de proposer un accès distant en SSH, a également la bonne idée de proposer GNU Screen, qui plus est avec le patch permettant d’avoir le choix entre la séparation horizontale ou verticale d’un écran. Je l’utilise régulièrement pour la gestion de mes sites, et il me serait difficile maintenant de m’en passer. Avec un Vim bien configuré en parallèle (qui pourrait faire l’objet d’un autre article ;-) ), on se retrouve même avec un environnement de développement distant complet qui peut se révéler utile !

Aller, je retourne à l’écriture du dernier billet consacré à l’installation d’Ubuntu sur le Macbook Air ;)

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Ubuntu 11.10 sur Macbook Air 4.2 – Partie 2 : Installation

Le précédent billet était consacré à la préparation du Macbook Air 2011 13 pouces en vue d’y installer Ubuntu. Il abordait également la préparation de la clé USB bootable qui sera utilisée pour installer la distribution. Aujourd’hui c’est donc logiquement l’installation en elle-même qui est détaillée ci-dessous, suivi du premier démarrage sous Ubuntu qui peut potentiellement donner un peu de fil à retordre.

Installation

Contrairement à ce qu’on pourrait croire (surtout si l’on écoute les clichés qui tournent à propos de Linux), c’est cette phase en elle même qui est la moins compliquée. Il « suffit » de booter sur la clé fraichement préparée et de lancer le processus d’installation comme à l’accoutumée. Les difficultés rencontrées et contournées ci-dessous sont imputable à notre système un peu exotique. Il ne faut pas oublier qu’Apple ne cherche pas à simplifier l’installation d’un Système d’exploitation autre qu’OSX ;-)

Pour booter sur la clé, rien de plus simple. Une fois celle-ci préparée comme précisé dans le précédent billet et connectée à l’ordinateur, on démarre et rEFIt, qui a également été installé précédemment, propose le boot sur la clé.

On démarre donc sur la clé, et on arrive sur le live classique d’Ubuntu qui nous propose l’installation du système ou simplement l’essai.

L'essayer, c'est l'adopter !

Remarque : Il est possible, à cette étape, que le démarrage sur la clé n’aboutisse pas. Pour résoudre le problème, il faut éditer, dépuis Grub, les paramètres de boot, comme indiqué dans l’aide (on passe en mode édition en appuyant sur F6 et on ajoute « nomodeset » avant le — en fin de ligne). Sur mon Macbook Air le boot sur la clé s’est effectué sans que j’ai à éditer les paramètres de boot.

Un fois le système démarré sur le Live Ubuntu, on suit la procédure classique d’installation. Il y a juste un point sur lequel il faut être attentif, c’est sur le choix de la partition pour l’installation d’Ubuntu. Il faut bien choisir « autre chose » et ne surtout pas utiliser tout le disque (Ubuntu ne détecte pas OSX, il propose donc d’utiliser tout le disque pour lui). Au niveau du partitionnement c’est assez intuitif. On utilise l’espace précédemment libéré (l’espace est indiqué comme disponible ou FAT suivant ce qui a été fait depuis OSX pendant la préparation), on pourra utiliser (ou non, pas obligatoire avec 4Go de RAM) une partition de SWAP. J’en ai mis une de 2Go après une partition Système de 28Go en Ext4 montée sur la racine « / » (ne pas oublier de choisir la partition à monter sur « / », elle est obligatoire).

Le choix à ne surtout pas faire si l'on souhaite garder OSX en double boot ;-)

Ensuite, les différentes étapes consiste à configurer le système (fuseau horaire, langue…). Elles n’amènent pas de commentaire particulier. En ce qui concerne le choix du type de clavier, il faut choisir « Français (Macintosh) » pour avoir le bon mapping.

L’installation se poursuit ensuite avec la création du compte principale et la copie des fichiers. Cette partie peut se révéler assez longue si on a choisi de faire les mises à jour pendant l’installation (elles sont alors téléchargées et installées à ce moment là). Sans la mise à jour du système, l’installation est rapide.

Premier redémarrage

Alors qu’on pourrait croire (et qu’on souhaiterait) que le plus difficile soit derrière nous, il s’avère que le premier redémarrage ne se déroulement pas forcément comme prévu.

Dans mon cas, j’ai tout d’abord commencé par suivre scrupuleusement la page d’aide du wiki d’Ubuntu qui précise qu’à chaque modification des partitions du système, il faut resynchroniser rEFIt. Lors de l’installation d’Ubuntu les partitions sont bien évidemment modifiées (création partition EXT4 et éventuellement SWAP), on doit donc procéder à une resynchronisation de rEFIt. Cela se fait dans rEFIt au démarrage, par la petite icone en forme de disque dur qui affiche « Start partitioning tool » lorsqu’elle est sélectionnée.

Resynchronisation de refit

La synchronisation de refit avec le MBR se fait depuis l'écran de Boot

Chez moi la synchronisation n’a pas fonctionné, rEFIt m’a précisé ne pas pouvoir l’effectuer à cause d’une erreur dont je n’ai plus l’intitulé exact. Dans ce cas, il faut installer cet utilitaire sous OSX pour régénérer le MBR comme précisé sur cette page.

Remarque : Je ne suis pas convaincu de la nécessité de cette étape, car avec ou sans cette regénération du MBR, le problème que je vais détailler par la suite s’est produit.

Une fois que le MBR est regénéré on peut revenir au premier démarrage d’Ubuntu. On reboot donc l’ordi, on sélectionne le petit pingouin dans rEFIt, et… ça marche pas ! (Phrase préférée des Admin Systèmes et Réseaux quand elle est prononcée par un utilisateur, sans donner plus de précision). Ecran violet -> ecran noir -> plus rien. D’après l’aide en ligne, c’est normal, il faut rajouter « nomodeset » aux paramètres de boot de l’entrée de Grub (qui est lancé après le passage par rEFIt) pour le premier démarrage (en attendant d’installer les drivers de la carte graphique). Ok, mais pour ça, encore faut-il voir Grub et accéder au mode édition ! Car là, rien ne s’affiche : Grub ne disposant que d’une entrée pour Ubuntu, il ne propose aucun choix au démarrage et boot directement (boot qui n’aboutit pas, rappelons le). Alors pour afficher Grub comment qu’on fait ? Et bien en théorie un simple appuie sur « Maj. » une fois que le pingouin de rEFIt disparaît devrait suffire pour forcer Grub à s’afficher. On lit également que l’utilisation des flèches « Haut » et « Bas » permettent d’arriver au même résultat. Chez moi rien n’y a fait. Grub refuse de s’afficher. Pourquoi ? Cela est du soit au démarrage de Grub en mode graphique, soit au laps de temps trop court pendant lequel Grub attends une pression de touche avant de booter Ubuntu. Il faut donc reconfigurer Grub, mais comment puisque cela se fait depuis Ubuntu ? La solution vient ici de la clé bootable. On va reconfigurer le Grub d’Ubuntu à partir d’une session sur la clé USB, de façon à ce qu’il démarre dorénavant en mode texte et en laissant quelques secondes à l’utilisateur pour se décider. On procède en plusieurs étape :

  • Démarrer sur la clé
  • Monter la partition Ubuntu
  • Modifier le fichier de configuration de Grub : etc/default/grub
  • Préparer le chroot
  • Mettre Grub à jour

Le démarrage sur la clé ne pose pas de problème particulier, il suffit de procéder comme précédemment (penser au « nomodeset » si besoin).

On commence tout d’abord par monter la partition Ubuntu qui contient le Grub à modifier, ce qui est possible graphiquement en utilisant Nautilus (icône représentant la petite « maison » du dossier personnel), le navigateur de fichiers de gnome : il suffit de cliquer sur l’icône du disque correspondant, dans le panneau gauche, ce qui aura pour effet de le monter automatiquement et d’en afficher le contenu dans le panneau droit. On repère alors dans quel répertoire de « /media » le disque à été monté. Appelons le « /media/sdbX ».

Depuis un terminal, on se place dans ce répertoire :

$ cd /media/sdbX

Si vous êtes perdu sous Unity (l’interface graphique d’Ubuntu), le terminal peut se lancer depuis le tableau de bord (racourcis en haut à gauche) en commançant à taper « terminal » dans le champs de recherche. Le premier résultat trouvé doit alors être le bon.

La configuration de Grub se fait dans le fichier « etc/default/grub » de la partition Ubuntu. Il s’agit du fichier utilisé par la commande « update_grub » pour générer le fichier de conf utilisé par grub au démarrage (qui ne doit pas être modifié à la main). Il faut éditer ce fichier avec les droits root, et le plus sûr est de le sauvegarder au préalable. On peut par exemple utiliser gedit (éditeur de texte en mode graphique) :

$ sudo cp etc/default/grub etc/default/grub.bak
$ sudo gedit etc/default/grub

Les lignes qui nous intéressent sont les suivantes :

GRUB_HIDDEN_TIMEOUT=0
(...)
GRUB_HIDDEN_TIMEOUT_QUIET=true
(...)
#GRUB_TERMINAL=console

qu’on modifie de la façon suivante :

GRUB_HIDDEN_TIMEOUT=10
(...)
GRUB_HIDDEN_TIMEOUT_QUIET=false
(...)
GRUB_TERMINAL=console

On peut alors sauvegarder le fichier et, avant de mettre à jour grub, passer à la partie la plus délicate, en tout cas si on n’a jamais eu l’occasion d’en faire, il s’agit du chroot. Alors le chroot, késako ? Et bien avant tout une abréviation de « change root ». Mais c’est surtout une commande permettant de changer le répertoire racine du système (root) pour un processus donné (ici le terminal). La racine d’origine du système devient alors invisible au processus chrooté. Dans notre cas, on utilise cette commande pour créer, en quelque sorte, un nouvel environnement d’exécution, isolé de celui du live USB, et qui utilise notre système Ubuntu fraichement installé comme racine. On exécute dans un terminal les commandes suivantes qui nous permettent de mettre en place le chroot.

$ sudo mount --bind /dev dev
$ sudo mount --bind /sys sys
$ sudo mount --bind /proc proc
$ sudo chroot .

Attention : en cas d’utilisation d’une partition « /boot » à part, se référer à l’aide de grub (ce n’est pas foncièrement plus compliqué, mais je n’ai pas le temps de détailler tous les cas ici).

On se retrouve alors root dans un nouvel environnement qui utilise la partition d’Ubuntu comme racine. Ceci nous permet de mettre à jour la configuration du Grub de notre Ubuntu, sans risque de confusion avec le Grub du live USB, en utilisant la commande « update_grub » :

# update-grub

Grub est maintenant à jour. On enlève la clé, on reboot le système et il est maintenant possible de passer en mode édition dans Grub… enfin ! On peut donc éditer la ligne (ajout du « Nomodeset ») pour permettre enfin à Ubuntu de démarrer convenablement.

Un fois le système démarré, on remarque dors et déjà que tout n’est pas parfaitement opérationnel. La première chose qui saute aux yeux est l’utilisation de la mauvaise résolution d’écran (comme avec le Live USB), mais ce n’est pas tout, beaucoup d’autres choses doivent être configurées. Cette étape de configuration fera l’objet d’un troisième billet.

A bientôt donc !

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Ubuntu 11.10 sur Macbook Air 4.2 – Partie 1 : Préparation

J’évoquais dans ce billet, les raisons m’ayant poussées à installer Linux sur un Macbook Air 13 pouces de 2011 (4.2). Je vais ici essayer de détailler au mieux la phase de préparation de la machine et de la clé bootable. Deux billets suivront pour détailler l’installation elle même et la configuration.

Avant de commencer un petit mot sur le choix de la distribution. Ubuntu. En effet ce n’est pas ma distribution préférée, notamment les dernières versions basées sur Unity. Cependant, quand il s’agit d’installer Linux sur du matériel aussi « exotique » que le Macbook Air, on commence par rechercher ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et surtout avec quelle distribution. Le but étant tout de même d’avoir à la fin un système fonctionnel. Dans le cas présent, c’est apparemment Ubuntu qui se trouve le plus facile à installer avec le maximum de composants fonctionnels (tout sauf le port thunderbolt une fois la configuration terminée). Ubuntu représente donc ici le meilleur compromis. De plus le matériel étant relativement récent, la compatibilité « out of the box » avec les distributions Linux devrait s’améliorer avec les prochaines versions.

Documentation

Pour procéder à l’installation d’Ubuntu, j’ai suivi aussi scrupuleusement que faire se peut la documentation sur la page dédiée du wiki officiel. Il s’agit de la documentation la plus complète que j’ai pu trouver, malheureusement tout ne s’est pas déroulé comme prévu, et il a fallu procéder à certaines ajustements détaillés dans la suite. Je n’ai malheureusement pas pris de captures d’écran au fur et à mesure, car je ne m’attendais pas à tous ces couacs quand j’ai entrepris l’installation. J’essaye de détailler les différents points de divergence au mieux, les commentaires permettront le cas échéant de combler les trous.

Préparation de l’ordinateur

Nous allons ici effectuer des opérations qui ne sont pas anodines pour l’ordinateur. Il est préférable de faire une sauvegarde du système avant d’aller plus loin.

La première étape consiste à faire de la place sur le Macbook Air. Pour cela, il faut procéder en deux étapes : (1) Installer rEFIt et (2) Partitionner le disque dur.

rEFIt est l’équivalent de GRUB pour les Mac. C’est un menu de démarrage qui donne le choix entre les différents OS installés, et notamment Linux. Même si le Mac permet par défaut une cohabitation avec Windows, via Bootcamp, rEFIt offre plus de possibilités et permet le démarrage de Linux. Rien de particulier à signaler ici concernant l’installation de rEFIt en elle-même. Après redémarrage on observe un nouvel écran (au manchot près par rapport à la capture, car Linux n’est pas encore installé)

avant le traditionnel écran de boot d’OSX Lion

Une fois que rEFIt est en place, la dernière modification à apporter au Macbook Air est le repartitionnement du disque dur SSD de façon à laisser un peu de place à Linux. Le repartitionnement du disque dur peut être plus ou moins long surtout si votre système fonctionne depuis quelques mois. Plus il y a de place occupée sur le disque, plus il est difficile de le repartitionner. Auparavant, il était possible d’utiliser l’utilitaire BootCamp pour effectuer la tâche de repartitionnement et préparer la partition. On faisait comme si on installait Windows pour au final installer Linux. Depuis OSX Lion, ce n’est plus possible, il faut passer par l’Utilitaire de disque, disponible dans le répertoire utilitaires des Applications.

Une fois l’utilitaire lancé, on a accès aux différents disques du système (au minimum le disque dur SSD interne, mais potentiellement les autres disques branchés au système en USB). En sélectionnant le disque du Système (Apple SSD, et non sa partition principale Macintosh HD qui apparait au dessous), on a accès notamment aux onglets S.O.S et Partition. C’est dans l’onglet Partition que l’on peut redimentionner la partition principale, Macintosh HD, et libérer de la place pour l’installation de Linux. On est ici limité dans la quantité de place que l’on peut libérer ainsi. Même en ayant plus de 80 Go de libres, je ne pouvais réduire la partition principale que de 40 Go au maximum. Pour ma part, j’ai réservé 30 Go pour Ubuntu. La documentation du wiki officiel préconise de créer une partition FAT sur l’espace libéré, ce que j’ai suivi, mais au final on utilisera un autre système de fichier (EXT4) au moment de l’installation d’ Ubuntu, on doit donc pouvoir ici laisser l’espace en non alloué (je parle au conditionnel n’ayant pas testé moi-même). Une fois qu’on a libéré l’espace souhaité, on applique les modifications. C’est une opération qui peut prendre un certain temps, il faut être patient.

Utilitaire de disque présentant les différentes partitions du disque dur principal

Attention : Au moment d’appliquer le redimentionnement, OSX peut indiquer ne pas pouvoir effectuer l’opération. Je ne connais pas vraiment le fonctionnement du système de fichier HFS+ d’OSX, mais au bout d’un certain temps d’utilisation, des erreurs apparaissent, et il faut dans ce cas passer préalablement par l’onglet S.O.S pour réparer le disque. Il peut même être nécessaire de redémarrer sur la partition de restauration pour effectuer les réparations. J’ai eu ce problème lors du repartitionnement de mon disque mais n’ai malheureusement pas pris de screenshot à ce moment là et n’ai donc plus le message d’erreur exacte. Une fois que le disque est réparé, on redémarre sous OSX pour effectuer le redimentionnement avec l’utilitaire de disque qui ne devrait cette fois plus provoquer d’erreur.

Il n’y a pas d’autre modification à apporter au système, qui est alors près à accueillir Ubuntu. Il faut maintenant préparer la clé USB bootable contenant le live Ubuntu.

Préparation de la clé bootable

Afin de lancer l’installation, il faut préparer un média bootable… et booter dessus (si si !).  L’image à utiliser est celle-ci.

Traditionnellement le média de choix est le CD ou le DVD, mais le Macbook Air n’a pas de lecteur DVD. La solution venant à l’esprit ensuite est forcément la clé USB. Solution que j’ai d’ailleurs adoptée depuis plusieurs années, grâce à Unetbootin qui permet de créer une clé bootble à partir d’à peu près n’importe quelle image ISO de distribution. Sauf que dans le cas du Macbook Air ça ne marche pas. rEFIt ne propose pas de booter sur la clé au démarrage. On peut d’ailleurs lire sur de nombreux sites que le Macbook Air ne peut tout simplement pas booter sur clé USB Linux et qu’il faut acheter le Super Drive (80€, rien que ça), le lecteur / graveur externe officiel Apple. Ne sortez pas la carte bleue, ce n’est en fait pas indispensable !

Le démarrage sur clé USB est en fait possible, mais il faut par contre qu’elle soit préparée d’une façon particulière pour être reconnue par rEFIt. Pour cela on peut utiliser ce script de Joshua Dillon. Ce script ne peut par contre pas être utilisé depuis OSX. Il faut donc avoir à disposition un PC sous Ubuntu pour pouvoir créer la clé. Elle peut être créée depuis un Live CD sans soucis, et d’après ce que j’ai pu voir dans le script, il devrait bien fonctionner aussi depuis Debian. Sans PC à disposition (Ou mac déjà équipé de Ubuntu), il doit également être possible de créer la clé depuis une machine virtuelle Ubuntu sous Virtual Box : il est possible de monter une clé USB dans la machine Virtuelle (pas testé).

Pour l’exécution du script en elle-même, rien de bien compliqué, si ce n’est qu’il ne faut pas être inquiété par le nombre d’erreurs retournées par le script (un certain nombre d’instructions de modification de droits sur des fichiers tombe en erreur, ce qui n’a pas empêché ma clé d’être opérationnelle). Il suffit de compléter les lignes 21 et 22 pour préciser l’emplacement de l’image ISO ainsi que celui de la clé USB. Le script doit être exécuté avec les droits root, par exemple de la façon suivante :

sudo bash setup_mac_usb_boot.sh

Au bout de quelques minutes tout au plus, et en faisant abstraction des potentiels messages d’erreur concernant la modification des droits de certains fichiers, on est en possession d’une clé bootable avec Ubuntu 11.10 utilisable sur le Macbook Air 4.2.

Conclusion

Voilà, s’en est fini pour la phase de préparation de l’installation. Le Macbook Air est prêt à recevoir Ubuntu 11.10 et la clé USB bootable qui va servir à l’installation est également prête. Chez moi la seule phase qui ne s’est pas exactement déroulée comme prévue est celle du repartitionnement détaillée plus haut. Heureusement rien de grave, un passage par la partition de restauration pour réparer le système et tout est rentré dans l’ordre. Cependant, un repartitionnement n’est pas anodin, je ne saurais que trop conseiller d’effectuer une sauvegarde des données au préalable.

Au passage, un grand merci à Joshua Dillon pour son script. Ce n’est d’ailleurs pas la dernière fois que je vais le remercier…

A bientôt pour l’installation en elle-même mais aussi le premier redémarrage qui ne s’est pas exactement déroulé comme prévu ;-)

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Pourquoi Linux sur un Mac ?

Mise à jour (20-03-2012) : Ajouts des avantages, pour moi, apportés par un Linux par rapport à OSX.

Avant d’aborder une série de billets consacrés à l’installation et la configuration de Ubuntu sur un Macbook Air 13 pouces de 2011 (4.2), je voudrais revenir sur les raisons qui m’ont poussées à envisager le double boot OSX / Linux. Je préfère prévenir tout de suite les inconditionnels de la pomme, surtout s’ils sont un peu extrémistes, ce n’est pas la peine de continuer la lecture du billet : il est volontairement trollesque :-D, mais reflète mon expérience et mon ressenti.

Tout d’abord, pour resituer un peu dans son contexte mon utilisation du Macbook, il faut savoir que mon achat n’a rien à voir avec une volonté de passer à OSX. Il s’agit plutôt d’un choix « par défaut ». Au moment de l’achat du Macbook Air, j’avais un besoin particulier, celui d’un ordinateur portable suffisamment puissant pour travailler dans de bonnes conditions (notamment avoir un environnement de développement complet utilisable confortablement), et suffisamment compact pour le transporter quotidiennement sans que ça en devienne pénible. Ayant déjà eu un portable de 15 pouces classique (comprendre assez épais et assez lourd), je savais exactement ce que je ne voulais pas. Je me suis rapidement tourné vers les Ultrabooks car les Netbooks manquent cruellement de puissance et la résolution des écrans laisse à désirer. Mais au moment de mon achat, le choix en Ultrabook était très limité : il y avait Apple avec son Macbook Air, Samsung avec son Series 9 (plus cher pour la même chose), et éventuellement Sony (plusieurs gammes de Vaïo répondants aux critères, mais encore plus cher). Mon choix s’est donc porté sur le Macbook Air pour des raisons de budget (alors que je suis en train de parler d’un Mac, c’est un comble !), et je dois dire que je n’ai pas regretté mon choix au niveau du matos, il s’agit véritablement du meilleur portable que j’ai pu utiliser : finition irréprochable, interfaces très agréables (écran, clavier, et trackpad), compacité exemplaire sans faire l’impasse sur le confort d’utilisation.

Par contre j’ai éprouvé des difficultés avec le software. La première impression a pourtant été relativement positive : en tant qu’utilisateur de Linux, on retrouve vite ses marques et on sent tout de suite qu’il s’agit aussi d’un système Unix. Par contre, surtout pour un bidouilleur comme moi, on se sent rapidement à l’étroit, enfermé dans l’utilisation prévue et imposée par Apple. Si quelque chose n’est pas prévu, il est difficile de le faire.  Et je ne parle pas ici de l’aspect purement philosophique, même si j’ai clairement une préférence pour le logiciel libre. Voici quelques uns des points qui ont pu me fâcher avec OSX.

Pour commencer, fait assez incroyable pour Apple, l’évolution récente de l’OS (à partir de Lion), a donné naissance à une interface à l’opposé de l’image que souhaite refléter la firme. Je m’explique. Alors que l’OS est sensé proposer une intégration irréprochable, une interface unifiée, et une stabilité à toute épreuve, OSX Lion est un pas en arrière par rapport à la version précédente. Tout d’abord l’OS s’est montré très instable chez moi lors des deux premiers mois d’utilisation (écrans noirs de la mort régulièrement et plantages quotidiens de Mail, de Safari et du Finder). De ce côté la situation est vite rentrée dans l’ordre avec les différentes mises à jour, mais quand même, l’image de marque en prend un coup. Ça commence mal. Du côté de l’unité du système, Lion n’est vraiment pas l’exemple à suivre. A côté des applications au style OSX « classique » on retrouve des applications au look iOS qui dénote méchamment. Je pense ici  par exemple aux applications Agenda ou Contacts qui sont issues du monde mobile semble t-il (iPad sans doute) et qui proposent un look en total décalage avec le système. Dans la même veine, le Launcher copié sur celui de l’iPhone n’est pas du tout adapté au monde du desktop. Cette mouture laisse au final une impression de travail bâclé, surtout par rapport à l’image que souhaite donner Apple à son Système et qui est souvent véhiculée par les fans (j’entends par là que le système n’est pas « moche » en soit, mais il ne correspond certainement pas au degrés d’exigence auquel Apple est sensé répondre). Quand on ajoute à cela le fait qu’il n’est pas possible de personnaliser l’interface, difficile d’adhérer.

Au niveau de l’évolution d’OSX, mais d’un point de vue plus applicatif et moins esthétique, l’avenir n’apparaît pas glorieux non plus. En supposant qu’Apple résolve rapidement les problèmes de cohérence du système, il reste encore des choix qui font mal. J’en parlais déjà d’ailleurs dans un précédent billet. La prochaine version, Mountain Lion, pousse un cran plus loin le cloisonnement du système, avec la mise en avant de l’AppStore et la mise en place de GateKeeper qui va compliquer la tâche de l’utilisateur qui souhaitera installer une application sans passer par l’AppStore. Cet outil a pour but, sous un prétexte fallacieux de sécurité (ou comment faire peur aux utilisateurs pour leur faire accepter n’importe quoi) de signaler tout contenu n’étant pas en provenance de l’AppStore comme potentiellement dangereux, incitant ainsi l’utilisateur à passer exclusivement par l’AppStore pour installer ses logiciels. A terme, le but visé est clairement une fusion avec iOS qui est quant à lui complètement fermé et interdit tout simplement à l’utilisateur d’installer ce qu’il souhaite sur son matériel, le passage par le magasin d’applications étant obligatoire.

Au delà de ces choix discutables pour l’avenir d’OSX, la version actuelle présente d’autres limitations énervantes. Il m’a par exemple été impossible d’utiliser ma clé TNT alors qu’elle est reconnue et fonctionnelle par défaut (sans installation ou activation d’aucun module additionnel) sous les noyaux linux récents. Certes, ceci n’est pas directement imputable à OSX puisqu’il existe un certain nombre de clés TNT fonctionnelles (dont la mienne d’ailleurs en théorie), mais il faut forcément passer par les logiciels propriétaires du fabriquant ou de EyeTV (qui coûte un bras). Le problème ici, c’est que le système fermé d’Apple rend difficile toute initiative visant à porter les drivers utilisés sous Linux. Bref, tout ça pour dire que je ne suis même pas libre d’utiliser comme je l’entends un matériel que j’ai pourtant acquis comme étant compatible avec OSX. Pourtant, je voulais tout simplement utiliser VLC pour regarder la TV sur mon Mac, ce qui m’a amené à découvrir ça :

On Mac OS X the separate EyeTV plugin is required

et malheureusement ceci sur la page du dit plugin :

You can download a plugin for EyeTV here, which you can use to process live streams received by the EyeTV application

L’application EyeTV coûtant la bagatelle de 80€ …

Le dernier point de grief (pour ce billet en tout cas) concerne le développement sous OSX. Beaucoup de développeurs passent à Mac pour leur activité. Pour en avoir fait l’expérience, j’ai du mal à comprendre la démarche. Rien que la difficulté à installer « simplement » (KISS !!!) un environnement basique de compilation C et C++ me font mettre en doute ce choix. La seule proposition d’Apple, c’est l’installation de l’usine à Gaz XCode (1.43 Go, ou comment utiliser un bazooka pour tuer une mouche) uniquement utile pour les développeurs OSX ou iOS. Il existe bien évidemment des alternatives comme l’installation d’un gestionnaire de packets sur le mode de fonctionnement de ceux de Linux (type Macports ou Homebrew), malheureusement mal intégrés au système et potentiellement délicats à désinstaller. Cependant aucune des solutions disponibles ne présente la simplicité et la cohérence d’un environnement Linux. C’est assez frustrant. Enfin, pour les développeurs s’intéressant au développement mobile, et en particulier le développement pour iDevice, là effectivement, il n’y a pas le choix : il faut en passer par OSX pour le développement, et le Mac AppStore pour la distribution (avec toutes les contraintes que cela engendre). Bref, le Mac est loin d’être le paradis du développeur, c’est dans le meilleur des cas un environnement qui propose toutes les fonctionnalités nécessaires, mais avec la souplesse en moins par rapport à un Linux.

Mais au fait, quels sont les avantages que je trouve à Linux ? Et bien principalement cette souplesse sus-citée. Une distribution de Linux peut être configurée pour répondre à un besoin spécifique, sans outils superflux, contrairement à OSX qui couvre le maximum de besoins (mais pas tous) et me propose par conséquent des outils inutiles (pour mon usage). De plus, la gestion des paquets sous la plupart des distributions est ce qui se fait de mieux en terme de facilité d’installation et de maintenance, sans distinction entre le système lui même et les applications. Enfin, Linux a également l’avantage d’être libre. Son ouverture lui confère une avance indéniable, cf. la mésaventure avec ma clé TNT sous OSX alors même que j’en fais ce que je souhaite sous Linux.

Que les Fanboys Apple se rassurent (certains ont tendance à ne pas supporter la critique), je ne remets pas en cause un état de fait : OSX répond aux principaux usages du grand public et du développeur … tant qu’on ne souhaite pas sortir des sentiers battus. En fait OSX fait bien ce qu’Apple veut bien qu’on en fasse.

Au lieu d’installer Linux sur le Macbook Air, ce qui n’est pas aussi forcément aussi aisé que sur n’importe quel ordinateur, j’ai longtemps hésité à le revendre pour acheter un des Ultrabooks PC ayant vu le jour entre temps. J’ai même essayé un maximum de ces modèles. Je me suis presque décidé pour le Zenbook 13 pouces d’Asus, mais les angles de vision verticaux de l’écran m’ont refroidi. Pour le Toshiba Portégé, c’est la finission qui laisse à désirer, ainsi que l’écran mou qui fait « jouet »… Finalement le Macbook Air reste un (gros) cran devant au niveau  du matériel. J’espère sincèrement qu’un fabriquant de PC arrivera à faire aussi bien, un peu moins cher, tout en dégageant des marges, mais je pense que ça va être difficile.

Maintenant que le décor est planté, je vais passer à une série d’articles consacrés à l’installation d’Ubuntu sur le Macbook Air. Oui, une série d’articles, car comme vous allez le constater l’installation n’a pas été des plus aisées, il faut une bonne préparation du système, mais également une bonne série de « tweaks » après l’installation pour que le système soit complètement opérationnel … ou presque.

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Quand l’ARCEP mouche les opérateurs « historiques »

Petit billet pour faire suite ici au billet du 27 janvier concernant tout le FUD autour du nouvel opérateur de téléphonie mobile.

Les trois opérateurs « historiques » n’ayant eu de cesse de prétendre que Free Mobile ne faisait pas son boulot, la commission des affaires économiques à l’assemblée nationale a auditionné les différents acteurs de tout ce remu-ménage, en commençant par Xavier Niel lui-même. Les trois opérateurs historiques ont suivi, avec Stéphane Richard (Orange), Franck Esser (SFR) et enfin Olivier Roussat (Bouygues) qui n’ont pas hésité à tacler Free.

Sauf que, l’ARCEP a elle aussi été auditionnée, et elle n’a pas vraiment été dans le même sens que les opérateurs historiques. C’est le moins que l’on puisse dire puisque par la voix de son président, M. Jean-Ludovic Silicani, l’ARCEP a gentiment rappelé que des trois opérateurs « historiques », aucun n’a suivi son calendrier, il y a dix ans, lors de la mise en place du réseau 3G. Pire que ça, puisqu’au bout du temps imparti, rien n’avait été fait. L’ARCEP avait alors fait preuve de comprehension en accordant un délais supplémentaire, qui n’avait toujours pas permis aux opérateurs de répondre au cahier de charges. Bouygues n’a d’ailleurs pas bougé tant qu’il n’y a pas été contraint par une mise en demeure de la part de l’ARCEP. Pour finir d’enfoncer le clou, Jean-Ludovic Silicani a tenu à répondre aux critiques visant la procédure de mesure de couverture. Il a rappelé que la mesure de la couverture des réseaux des différents opérateurs suit scrupuleusement la même procédure.

Tout ça pour montrer une fois de plus qu’on a bien eu à faire à une stratégie de communication de  la part de la « triple entente » visant à instaurer le doute et la peur dans l’esprit du consommateur. Stratégie assez criticable au demeurant, mais efficace. Tout ceci étant également confirmé par le fait qu’aucun des trois opérateurs n’a engagé de procédure officielle contre l’ARCEP ou Free Mobile, se contentant de lancer des rumeurs sur la toile  (Silicani parle de « balles qui sifflent » aux oreilles de Free Mobile) ou par le biais de leur service consommateur respectif.

Ceci dit, cette stratégie de communication est intéressante à suivre, quand on a le recule nécessaire.

PS : Petite remarque au passage. Je ne cherche pas du tout à nier que Free ait pu (ou puisse) rencontrer des problèmes d’ordre technique ou logistique à l’occasion du démarrage de son offre. Je ne nie pas non plus que certains de ces problèmes auraient pu être évités et mieux traités.

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Kobo by Fnac

Depuis le temps que j’hésitais, voilà, c’est fait, je me suis acheté une liseuse électronique !

J’ai longtemps hésité entre le Kindle 4, et Kobo by Fnac. Pas de différence de prix au final (pour les adhérents Fnac en tout cas), le choix pouvait donc se faire sur les fonctionnalités… mais pas que.

C’est finalement le Kobo que j’ai choisi, en partie pour son écran tactile mais surtout pour sa plus grande ouverture et sa compatibilité avec le format epub, et ce malgrès les fonctionnalités un peu invasives liées à Facebook. En choisissant le Kobo, je ne suis lié à aucun magasin en particulier (même si le Kobo Store et la Fnac sont bien évidemment mis en avant) et la liseuse lit les epub directement (ce qui n’est pas le cas du Kindle). Le Kindle avait tout de même de bons arguments, avec notamment ses fonctionnalités plus « geek » (adresse email pour envoyer des e-bouquins directement sur la liseuse, avec possibilité d’optimisation automatique) et l’application Kindle plus avancée que Kobo Desktop. Mais la politique d’Amazon fait du Kindke l’iPod du livre : on est lié corps et âme au compte Amazon, aucun choix n’est laissé à l’utilisateur. Aillant suffisamment souffert du manque d’ouverture des produits Apple par le passé, j’ai décidé de ne pas renouveler l’expérience avec une liseuse qui copie ce mode de fonctionnement.

J’ai le Kobo depuis un peu plus d’une semaine maintenant, et j’ai eu l’occasion de l’essayer dans différentes situations : train, métro, canapé, lit… Voici mon avis sur ce produit d’un point de vue purement matériel et logiciel, ainsi que quelques trucs et astuces que j’ai déjà eu l’occasion de glaner sur la toile.

Qualité de fabrication

Le produit en lui même est de bonne facture. Il s’agit de matériaux simples, mais l’appareil ne donne pas l’impression d’être fragile. La téchnologie utilisée pour l’écran tactile (infrarouge) permet d’éviter de rajouter une couche sur l’écran, et donc de diminuer son contraste, tout en étant suffisamment précis. L’écran eInk permet un veritable confort de lecture comparé aux écrans rétro-éclairés des smartphones, tablettes ou PC. Le défaut de cet écran eInk est selon moi la résolution trop faible, 800×600, qui ne permet pas d’utiliser les polices les plus petites : les deux niveaux les plus petits de taille de police sont relativement inconfortables, non pas du fait de la taille elle-même mais plus à cause de leur faible définition.

Confort d’utilisation

Lors des premières utilisations, la liseuse impressionne. La technologie eInk est véritablement adaptée à la lecture. En toutes circonstances, le Kobo est au moins aussi confortable qu’un livre. La plupart du temps il est même plus confortable car il se tient facilement avec une main et on n’a pas besoin de luter pour le maintenir ouvert. Idéal lorsque l’on est allongé dans un lit ou qu’on n’a qu’une main de disponible (dans le métro par exemple). En plus, avec l’écran eInk, l’autonomie est tout simplement énorme (pas autant qu’un livre, certes :P ). Ça nous change des smartphones.

Fonctionnalités

Il ne s’agit absolument pas ici d’un test exhaustif des fonctionnalités du Kobo mais d’un simple avis sur les fonctionnalités qui me sont utiles et que j’ai pu tester. Le Kobo lit la plupart des formats de livres électroniques, mais aussi les pdf, les rtf…

Concernant les PDF, je dirais qu’il s’agit plus d’un dépannage qu’autre chose. En tout cas pour les PDF classiques prévus pour des pages A4. En effet il faudra zoomer et faire défiler les pages pour pouvoir les lire confortablement. Pas très pratique.

Côté RTF ce n’est pas fantastique non plus. J’ai constaté un gros problème de performances (Est-ce juste un problème d’optimisation des algos ?). J’ai réalisé mes tests sur des RTF téléchargés sur cette bibliothèque de livres distribués gratuitement (attention il ne s’agit pas de livres libres de droits, on ne peut pas faire n’importe quoi avec ces fichiers) : http://www.baen.com/library/intro.asp . Pour un même livre, la différence du temps de chargement entre le format RTF et le format EPUB est énorme. J’ai cru que le Kobo avait planté pendant le chargement du RTF. Finalement ça fonctionne, mais il faut être patient. Heureusement seule le premier chargement est long, tourner les pages ne prend pas plus de temps qu’avec un EPUB.

Pour les formats d’eBook, et en particulier l’EPUB (seul que j’ai réellement testé), c’est très confortable. Il est possible d’ajuster la police d’affichage, sa taille, l’interligne, ou encore les marges. Etrangement, pour les EPUB qui ne sont pas téléchargés depuis le store Fnac ou Kobo, je n’ai pas pu régler la marge. Heureusement, une petite conversion dans Calibre avec les bons paramètres permet de régler le problème.

Pour ajouter des livres dans le Kobo, plusieurs options s’offrent à nous :

  • Par la bibliothèque (Fnac ou Kobo) accessible directement depuis la liseuse (en wifi)
  • Par le logiciel de synchronisation Kobo Desktop
  • Par un autre logiciel de gestion de bibliothèque qui reconnait la liseuse, comme Calibre (logiciel libre)
  • Directement en copiant-collant les fichiers sur la liseuse qui est reconnue comme un disque USB une fois branchée à l’ordinateur

Ma solution préférée est Calibre, qui permet en plus de faire des conversions de formats.

Le Kobo propose quelques fonctionnalités allant un peu au dela de la simple lecture. Il embarque un dictionnaire ainsi qu’un traducteur. L’écran tactile montre ici son avantage : il est possible de pointer directement le mot pour lequel on souhaite avoir la définition ou la traduction. Sur la liste des fonctionnalités bonus, Kobo propose également un navigateur internet, qui à défaut d’être confortable a le mérite de pouvoir dépanner, ou encore un sudoku.

Si le côté liseuse améliorée (tactile, dictionnaire, traducteur…) est très agréable, la navigation dans la bibliothèque interne du Kobo n’est pas toujours très pratique. Lorsque l’on a une longue liste de bouquins, il n’est pas facile de retrouver celui que l’on cherche. Il n’y a d’ailleurs pas, par défaut, de gestion des séries de livres (pour pouvoir les enchainer facilement dans le bon ordre), même s’il est possible de bidouiller quelque chose qui y ressemble (cf. les liens dans la suite). Un tri par catégorie ou série auraient également été les bienvenus.

Ouverture (et bidouillabilité)

Comme je le disais au début du billet, le gros avantage de cette liseuse est son ouverture. Enfin son ouverture par rapport au Kindle en tout cas. La liseuse n’est pas liée à un store en particulier, et c’est déjà une bonne chose. Cependant le système en lui même n’est pas construit pour être ouvert, mais des hackers se sont penchés sur le problème et on peut y bidouiller deux ou trois trucs. On peut par exemple y ajouter un accès SSH ou Telnet, modifier l’agencement de l’écran d’accueil, etc. Un système d’extensions / plugins est même en cours de développement.

Pour le moment, je n’ai touché qu’aux fichiers de configuration présents dans la liseuse pour modifier l’écran de veille (celui par défaut montre tout simplement le logo FNAC et est assez moche il faut bien l’avouer) pour afficher la couverture du livre en cours de lecture, ainsi que le pourcentage d’avancement. La marche à suivre est de modifier le fichier .kobo/Kobo/Kobo eReader.conf et d’y ajouter les paramètres (ou de modifier la valeur si les paramètres sont déjà présents, ce qui semble être le cas sur certaines liseuses) :

[PowerOptions]
showBookCoverWhenOff=True
showBookCoverWhenSuspended=True

Le résultat est quand même bien plus sympa que l’écran de veille par défaut :

Ecran de veille personnalisé

Ecran de veille personnalisé

J’ai également reconverti quelques epubs pour régler le problème de réglage des marges. Pour ce point il n’y a vraiment rien à faire côté liseuse, il faut simplement passer par une conversion dans Calibre avec les bons paramètres. Il suffit en fait

1. de faire une conversion individuelle :

Convertri individuellement

2. De configurer alors une conversion de EPUB vers EPUB, avec, dans la catégorie « Présentation »,  la case « Marges » à cocher dans l’onglet « Filtrer les informations de style ».

L’EPUB ainsi converti aura bien les marges configurables depuis le Kobo.

On retrouve certaines des bidouilles possibles, dans la langue de Molière, sur le blog de slucas.

Au final cette liseuse fait bien son boulot et il est possible de lui en faire faire un peu plus, et je pense que j’y viendrai … quand j’aurai lu quelques bouquins en attente ! Je vous laisse, je retourne à ma lecture de Trône de fer !

A bientôt.

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Restos 2012


Aujourd’hui, on n’a plus le droit, ni d’avoir faim ni d’avoir froid !

L’association des restos a 26 ans, et elle est plus que jamais d’actualité.

Avec le développement d’internet, les opérations de promotion se multiplient et offrent une nouvelle visibilité à l’association. Des sociétés échangent de la nourriture contre du buzz sur internet. Tout le monde y gagne.

Sur ce principe, Carrefour et Danone ont mis en place une opération où tout le monde peut apporter sa pierre à l’édifice, en entretenant le buzz. Les partages sur Facebook, tweets sur Twitter, billets ou dessins sur les blogs… faisant de la publicité pour l’opération rapporteront des repas aux restos.

Alors n’hésitez plus. Pour participer, vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le site de l’opération. Et si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à participer aux collectes ou opérations organisées pour l’occasion, dont celles de carrefour :

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